Les qualités indispensables d’un cadre dirigeant efficace

  1. Accueil
  2. Actualité
  3. Les qualités indispensables d’un cadre dirigeant efficace

Publié le 31 août 2023

Chaque dirigeant, manager ou chef d’entreprise a sa personnalité, chaque entreprise est unique, chaque relation cadre-employés aussi. Il est donc difficile de cerner ce qui différencie un bon cadre d’un mauvais cadre. Et pourtant, certaines qualités semblent indispensables pour mener à bien ce rôle de « chef ». Voici quelques pistes de réflexion autour des soft skills (compétences humaines) qui font la différence et assurent la réussite d’un projet professionnel.

Vous allez monter votre entreprise, être promu à la tête d’un service ou vous êtes déjà un entrepreneur en place et vous vous demandez peut-être quelles sont les qualités essentielles pour mener à bien cette tâche difficile.

Car la motivation seule ou des compétences professionnelles de haut niveau ne suffisent pas à être à l’aise à son poste, et surtout efficace sur le long terme.

Bien sûr, ces qualités varient suivant le secteur d’activité, la taille de l’entreprise, les projets à conduire… et pourtant certaines compétences humaines sont quasiment « universelles ».

Assumer son leadership

Un bon manager doit être un leader capable de motiver ses employés, de guider son équipe pour atteindre les objectifs de l’entreprise. On est proche d’une lapalissade et pourtant il n’est pas facile pour beaucoup d’entrepreneurs d’assumer ce poste de « chef » qui implique, selon certains, une bonne dose de charisme.

Bref, un chef d’entreprise ou de service doit surtout assumer l’entière responsabilité de ses choix, mais c’est aussi à lui de trancher en dernier recours et de savoir expliquer ce qui ne va pas, et pourquoi.

Tout en motivant et fédérant ses équipes en même temps,.

Il doit donc inspirer confiance, avoir une vision claire de la bonne marche de l’entreprise, de son avenir et savoir la communiquer.
S’il y a autant de formes de leadership que de leaders, on peut distinguer plusieurs manières de faire. En voici quelques exemples :

– le leadership visionnaire qui fédère ses « troupes » autour d’un projet motivant,

– le leader collaboratif ou participatif qui privilégie avant tout un travail d’équipe, y compris pour les décisions stratégiques,

– le leadership « exemplaire » qui inspire ses employés par sa productivité, ses performances professionnelles,

– le leadership « directif » qui s’appuie sur une structuration forte du travail et des objectifs clairs et précis.

Dans la « vraie vie », un dirigeant navigue souvent entre différentes manières de faire.

Attention cependant à bien différencier un leadership rigoureux et un autoritarisme mal placé. Si la frontière peut paraître mince, les autres qualités d’un bon dirigeant, dont nous allons parler, permettent d’assumer ce rôle de chef de manière plus humaine et efficace.

Mettre en avant ses forces, assumer ses faiblesses

Un bon leader doit avant tout bien se connaître.

Il ne peut pas exceller dans tous les domaines, souvent très nombreux, concernés par sa charge.

Son choix de créer une entreprise ou d’assumer la direction d’un service implique souvent des aptitudes professionnelles et humaines bien établies, une expérience solide.
Oui, le chef d’entreprise a de multiples qualités et compétences, les connaître c’est pouvoir se reposer dessus, en faire le socle de son management, de ses décisions, etc.

Cependant, une des qualités essentielles d’un bon dirigeant c’est avant tout la lucidité, y compris sur lui-même.

Car si le chef d’entreprise doit mettre en avant ses forces, il doit aussi assumer ses faiblesses.
Avoir des problèmes sur certains points (administration, management, compétences techniques, etc.) n’est absolument pas un souci… Ne pas avoir envie de faire certaines tâches non plus…

À condition d’en avoir conscience et de s’efforcer de les gérer au mieux.

Cela passe entre autres par des formations, le fait de déléguer (nous y reviendrons) ou de choisir les bons outils.

Dans le cadre de notre accompagnement de chef de TPE-PME, beaucoup de nos clients sont des experts en leur domaine mais sont souvent freinés par les tâches administratives. Nous leur proposons des solutions logicielles adaptées et faciles d’utilisation pour qu’ils se puissent se concentrer sur leur savoir-faire.

Être à l’écoute et savoir communiquer

Il est bien loin le temps du directeur d’usine seul dans sa tour d’ivoire.

Les évolutions de la société contemporaine et du monde de l’entreprise en particulier nécessitent maintenant une écoute, que ce soit en interne ou en externe.
Écouter ses collaborateurs est indispensable pour anticiper les futurs problèmes mais aussi pour prendre en compte des avis qui peuvent être stratégiquement intéressants.

Souvent, les employés ont une vision autre et plus précise de leurs tâches, des choses à améliorer, des soucis qu’ils rencontrent. Être disponible c’est en même temps :

– reconnaître les compétences de vos collaborateurs, donc intégrer leurs remarques et leurs idées aux processus de décision, ce qui ne peut qu’avoir des avantages notamment au niveau de leur motivation,

– connaître et analyser les freins à la productivité dont il faut s’occuper ou les réussites sur lesquelles il faut s’appuyer pour progresser.

L’écoute et l’empathie en interne permettent aussi de pallier l’inconvénient majeur rencontré par les entreprises : le turn-over. Un employé mal dans son travail, ne trouvant pas l’écoute nécessaire qui déboucherait sur une amélioration, soit ira voir ailleurs, soit sera un frein à la bonne marche de l’entreprise.
Devoir sans cesse s’occuper du recrutement est chronophage, coûte de l’argent et freine la productivité.

En externe, une écoute attentive des besoins des clients est indispensable bien sûr, et c’est aussi le cas pour les fournisseurs et les partenaires financiers.

Cette écoute va de pair avec une capacité de communication.

Le chef d’entreprise se doit de communiquer efficacement, de transmettre des idées claires pour son staff ; la communication est aussi un outil de management efficace.
La communication interne en entreprise est devenue le nerf de la guerre. Sans elle, les situations problématiques s’enveniment jusqu’à un point de non-retour. L’employé le plus humble doit savoir non seulement pour qui et pour quoi il travaille mais aussi qu’il existe un canal pour faire remonter ses soucis, ses problèmes mais aussi et c’est un vrai trésor : ses idées.

Avec le monde extérieur, le chef d’entreprise représente l’entreprise, il doit être à l’aise, disponible, efficace. Et aussi entretenir un vrai réseau : réunion de professionnels, présence à la chambre consulaire, partenariat, soutien à des associations locales, etc. Réseauter ne peut qu’avoir des retombées positives.

Et si le manager n’est pas à l’aise avec cet aspect, il peut toujours déléguer.

Savoir déléguer pour être plus efficace

Même dans une TPE-PME, le dirigeant ne peut et ne doit pas tout faire.

C’est quasiment impossible de mener à bien et correctement toutes les tâches quotidiennes d’une entreprise.

Le but n’est bien sûr pas de se décharger d’un travail mais bien de le confier à quelqu’un de compétent, choisi et dont on contrôle les actions.

C’est un des domaines les plus problématiques du chef d’une petite entreprise. Il passe avant tout par un bon recrutement et par une vraie confiance.

Or, c’est aussi un bon moyen de mobiliser et de motiver le personnel. Et la délégation est un vecteur d’évolution dans l’entreprise, un employé qui a fait ses preuves doit être récompensé.

Enfin, un dirigeant peut choisir de meilleurs outils pour un travail plus précis. La gestion des devis et des factures doit être automatisée, comme la tenue de la caisse ou de la comptabilité.

Déléguer à un logiciel ou un employé, c’est avoir plus de temps pour travailler sur le cœur de son activité, la vraie raison d’être de son pari entrepreneurial.

Savoir, comprendre, s’adapter

Un chef d’entreprise ou un manager possède des compétences réelles dans son métier : formation, expériences professionnelles, savoir-faire, etc.

Néanmoins, il ne doit surtout pas se reposer sur ses lauriers.

Quel que soit son domaine d’expertise, les changements existent, que ce soit au niveau technique, réglementaire, législatif, commercial, etc.
Fer de lance de l’entreprise, un dirigeant doit s’intéresser à tous les process et tenir (ou faire tenir) une veille technique, réglementaire et concurrentielle.

Là aussi, nul besoin de connaître tout précisément, mais avoir une idée de ce qu’il se passe dans et à l’extérieur de l’entreprise est un passage obligé.

La vie d’une entreprise ne doit pas être figée, c’est encore plus vrai dans le monde moderne où un concurrent est vite implanté, les besoins des clients changent rapidement, une nouvelle technique peut vite apparaître.

Un bon dirigeant se doit de profiter de son expérience pour assimiler et comprendre les nouveautés et les nouveaux enjeux, sous peine de voir petit à petit ou assez rapidement, ses services ou ses produits devenir obsolètes. Lui aussi comme son équipe peut suivre une formation spécifique, prendre conseil auprès de ses pairs, etc. 

Bien sûr, cette liste est loin d’être exhaustive tant le monde de l’entreprise est diversifié.

Être un bon dirigeant requiert de nombreuses qualités bien différentes… Cependant, une chose est sûre : rester positif, ouvert et curieux, écouter ses équipes et savoir communiquer, tout cela fait dorénavant partie de la panoplie d’un chef d’entreprise efficace.

Lire aussi